12.05.08

239) it's ok 'cause you're young

mouaow je prends une grande inspiration et je vais vous raconter budapest parce que voilà, ça valait son poids en schnitzels et c'était vraiment un truc de meufs, genre meufs.

déjà l'aller : compte 25h de car avec un chauffeur hongrois qui se débrouille pour se perdre à 2h du matin sur une autoroute allemande et faire demi-tour sur une voie de tramway sur un pont. compte aussi les arrêts tous les 1/4 d'heure pour des raisons encore obscures à ce jour. compte ma dernière douche qui datait de la veille et mon shampoing je t'en parle même pas. de toutes façons, au bout de 4h de route, t'as déjà envie de te couper les jambes, ce qui soit dit en passant règlerait quand même pas mal de problèmes.

sur place : à 8h du matin un autochtone me hurle un truc incompréhensible alors que je suis en train d'enfiler un pull. j'en déduis que ce n'est pas la coutume. après avoir changé mes euros en forints, balade dans la ville. amoureux de naples, ex-communiste, aimant l'art baroque, l'art nouveau et la sécession, tendance exhibo, gay et/ou lesbienne, bupapest est faite pour toi. on échoue dans les bains non-mixtes du gellért à 16h : 15mn pour trouver les vestiaires, 15mn à attendre nos draps de bains (loués pour 1 euro) avec des employées qui hurlent "one moment, one moment" avant de t'enfermer dans une cabine à rideau en disant "i lock, i lock" but wtf how can you lock a curtain ?, 15mn pour trouver les bains hammams saunas et piscines et la pedikür : couloirs kafkaiens, esthéticienne braillant "six o'clock, six o'clock" en pointant un ticket entièrement rédigé en hongrois où nulle part, même en plissant les yeux, tu trouves un 6. et encore, je passe sur la galère que ç'a été pour récupérer nos cautions, avec une employée pour faire l'interprète, mais comme dirait ml., "elle fait l'interprète magyar-magyar en fait, c'est unilatéral", ce qui est quand même top utile.

le retour était moins folklo, de toutes façons j'ai assez rapidement abandonné toute velléité de révisions, c'est pas comme ml. qui, vaille que vaille, a fait de la compta g, t'imagines ? de la compta g alors qu'on en était à jouer à la juste choppe en pariant sur l'heure précise à laquelle rf. embrasserait enfin la blondasse importée de bulgarie qu'il travaillait au corps depuis 11h du matin.

je passe aussi sur le dîner a little spicy selon le serveur mais putain ça arrache la gueule selon nous, les fous rires dans la rue, les reconstitutions de fresques soviétiques, les pâtisseries à la crème, les naturistes dans les bains, les paris crétins, etc. pendant 5 jours c'est comme si j'avais eu 5 ans de moins + le droit de boire de l'alcool. le pied.

so far j'ai quelques photos mais une flemme infinie et des trucs assez urgents à faire (informatique, mission, mise en page, anglais, compta g) comment te dire ? il fait beau dehors et il va falloir que je me fasse à l'idée que d'ici à vendredi, il va falloir faire quelque chose, parce que vendredi cassos los amigos : je traînasse à angers pour revoir une pote de chez la vieille de la vieille, puis nantes et puis back home ; l'été à nantes, ça doit être pas mal non plus, avec les bords de l'erdre, le lieu unique, le café pop, la 8.6, blondie, etc.

quelque part quand il y sera plus ça va me manquer, je crois.

Posté par unjourpola à 12:11 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur 239) it's ok 'cause you're young

    discret mais efficace

    j'ai lu et ça m'a bien plu...surtout la fin
    Nantes t'attend et a revêtu ses plus beaux habits

    Posté par attempt, 13.05.08 à 23:05 | | Répondre
Nouveau commentaire